Le psychisme humain

Le concept de psychisme au sens moderne du terme ne désigne ni l’âme, ni l’esprit. Il vient de la psychanalyse freudienne qui a tenté de trouver une détermination aux conduites humaines relationnelles et en particulier à leurs aspects pathologiques. Le psychisme, tout en intégrant un fonctionnement cognitif, y associe des aspects biologiques (pulsionnels) et des influences sociales. C’est donc une entité complexe, non homogène.


Pour citer cet article :

JUIGNET Patrick. Le psychisme humain. Philosophie et connaissance [en ligne]. 2016.  https://www.philosophie.site/2016/02/01/le-psychisme-humain/


PLAN

  1. Comment aborder le psychisme
  2. Une définition du psychisme
  3. L’usage d’un modèle
  4. La personnalité humaine

 

1/ Comment aborder le psychisme  ?

Si la clinique permet d’établir des faits, la théorie cherche à en donner une explication rationnelle. Cette explication, dans le champ de la psychopathologie et de la psychanalyse, se synthétise en un modèle que l’on appelle généralement la « structure psychique ». De quoi cette structure est-elle le modèle ? Qu’est-ce qui y correspond dans l’homme ? Il y a deux réponses possibles à ce genre de question. Soit l’on ne s’en préoccupe pas – et l’on prend une posture épistémologique dite « instrumentaliste ». Soit on suppose qu’il y correspond quelque chose – et l’on prend une posture dite « réaliste ». Il n’est pas facile de choisir entre les deux réponses. Voyons pourquoi.

La première réponse est acceptable. Dans ce cas on considère que le modèle du psychisme explique les faits cliniques, et on se dispense de lui donner un référent. Cependant, cette réponse est insatisfaisante. Elle laisse en suspens ce qui génère les conduites et symptômes, et il est difficile d’ignorer ce qui en l’homme  produit des faits constatables. Quant à la deuxième réponse, réaliste, elle impose de définir la nature psychisme, mais on tombe alors sur une difficulté majeure, c’est qu’il est très difficile à définir.

Si Freud est toujours resté flou sur la nature du psychisme, ce n’est pas sans raison. Elle est difficile à cerner.  L’obstacle vient de ce qu’il n’est pas homogène ; c’est une entité mixte au sein de laquelle les aspects biologiques, cognitivo-représentationnels et sociaux-culturels sont intimement mêlés, si bien qu’on ne peut lui donner un statut ontologique unifié. Il n’est pas facile, selon nos mode de pensée habituels, d’admettre qu’une entité définie soit un mixte sur le plan ontologique

2/  Une définition du psychisme

Le psychisme est d’abord une entité théorique, un modèle construit à partir des comportements affectifs et relationnels des individus humains, afin de les expliquer. Par modèle, on entend un système abstrait et simplifié qui permet des explications et des prévisions. En psychopathologie, la clinique permet d’établir des faits, et la théorie cherche à en donner une explication rationnelle. Cette explication, dans le champ de la psychopathologie, se synthétise en un modèle du psychisme, souvent nommé la structure psychique, car ce modèle forme un ensemble structuré.

Y a-t-il en l’homme un référent à ce modèle et dont on puisse supposer légitimement qu’elle génère les faits cliniques étudiés ? Une autre manière de poser la question serait de se demander de quoi la structure psychique est elle le modèle ? Le plus probable, au vu des connaissances actuelles, est de considérer que cette entité est mixte et comporte des aspects neurobiologiques et cognitivo-représentationnels intimement mêlés. De plus, par le biais des composants cognitivo-représentationnels, le psychisme intègre les influences sociales et culturelles (normes sociales, loi commune, règles éducatives).

Donnons un exemple simple, en prenant le cas d’un individu ayant des conduites relationnelles identiques et répétitives. Ce type de relation doit nécessairement être inscrite et mémorisée chez cet individu pour expliquer la constance des conduites objectivement constatées. En effet, on ne peut pas supposer une génération spontanée ou miraculeuse des conduites. Cette inscription à laquelle on rapporte la détermination des conduites peut être nommée un « schème relationnel ». Cela étant, il faut préciser cette idée : comment ce schème s’est-il formé et sous quelle forme persiste-t-il ? Deux hypothèses s’offrent : c’est soit sous une forme neurofonctionnelle, soit sous une forme représentationnelle. En l’état actuel du savoir il est parfois impossible de se prononcer. La solution consiste à considérer le schème relationnel, sans se prononcer sur sa nature. Cela veut dire que l’on propose un modèle, une théorie, sans se prononcer sur la nature exacte de son référent.

Suite à ce préambule, nous pouvons définir le psychisme de la manière suivante :

  1. Il existe une entité complexe repérable en chaque individu humain et elle génère les conduites, traits de caractère, types de relations, sentiments, symptômes, etc., présentés par chaque individu et décrits par la clinique.
  2. Elle prend au fil de la vie une forme définie et acquiert des contenus qui dépendent de facteurs relationnels, éducatifs, sociaux, et de facteurs biologiques et neurophysiologiques.
  3. Il est possible de construire un modèle théorique rationnel et cohérent de cette entité à partir des faits cliniques. Ce modèle a d’abord une valeur opératoire, celle d’expliquer la clinique en intégrant les différentes influences qui agissent sur l’individu humain.
  4. Le psychisme comporte à la fois des aspects neurobiologiques et psycho-cognitifs qui ne sont pas toujours départageables.  Il intègre des influences relationnelles et culturelles et sociales et enfin les facteurs biologiques individuels.

À partir de là, on comprend que le terme de « réalité psychique » est inadéquat. La réalité empirique est factuelle et le psychisme, qui est une entité supposé à partir des faits cliniques, ne se confond pas avec eux, même s’il s’agit de faits « mentaux ». Le psychisme présent chez chaque individu humain a une double nature à la fois neurobiologique et cognitivo-représentationnelle. Il opère chez un individu la difficile synthèse entre des influences relationnelles, socioculturelles et biologiques conflictuelles, ce qui rend le rend complexe et difficile à théoriser.

3/ Présentation d’un modèle

L’appareil ou structure psychique

La constitution d’un modèle, c’est-à-dire la description dynamique qui a été métaphoriquement appelé «appareil psychique», correspond à une branche de la psychanalyse appelée métapsychologie par Freud (1915). La pensée structuraliste a substitué le terme de structure à celui  d’appareil et évincé le terme de système. Ce dernier serait préférable, car le modèle proposé est constitué par un ensemble d’éléments interdépendants et hiérarchisés qui forment un tout, ce qui définit un système. Une structure qualifie quelque chose de fixe, alors que le modèle est dynamique et évolutif (voir après). Toutefois le terme « structure psychique » étant couramment employé, il est difficile de revenir en arrière.

Ce modèle théorique est construit pour expliquer la clinique. Il présente des avantages et des inconvénients.

– Conçu dans un mouvement inductivo-déductif, il constitue un guide utilisable en pratique à titre explicatif et prédictif. C’est un énorme avantage car la pratique n’est pas laissée à une pure empiricité sujette aux dérives de la psychologie populaire.

– L’inconvénient de ce modèle, c’est qu’il n’est pas susceptible d’une vérification expérimentale et qu’il n’est pas « falsifiable » (réfutable) au sens donné à ce terme par Karl Popper (1962), qui en fait un critère de scientificité. En effet, il ne permet pas des prédictions exactes, mais seulement des prévisions conjecturales un peu floues.

– Le modèle fonctionne comme un « simulateur », il reproduit de manière abstraite un fonctionnement global permettant certaines prévisions (par exemple, si on change telle condition, il se produira cela).

– Il est imparfait et les recherches à venir devront l’affiner, le complexifier, et s’efforcer d’augmenter sa cohérence et sa pertinence.

La forme générale du modèle

La théorie met en jeu un ensemble de fonctions, d’instances, d’imagos et de mécanismes complexes. L’image du cristal employée par Freud (1932) est intéressante pour situer l’idée de structure. Elle introduit l’idée d’une organisation géométrique stable. Cette analogie introduit cependant une idée critiquable : celle d’une rigidité anguleuse fixée dans des formes précises et distinctes, constituées en blocs homogènes. Cette seconde idée convient mal au psychisme humain et, selon nous, il vaut mieux introduire souplesse et flexibilité dans la modélisation.

Les arguments en faveur d’un modèle souple sont divers. D’abord, la clinique offre souvent des tableaux nuancés, si bien que les structures que l’on construit à partir des cas cliniques ne correspondent pas toujours à une forme bien précise. Ensuite, le psychisme s’édifie progressivement et donc le modèle qui prétend en rendre compte doit être évolutif. Lors de la psychogenèse, les éléments constitutifs du psychisme ne se développent pas à la même vitesse et de la même manière, si bien qu’au terme de l’évolution, on n’a pas un ensemble absolument homogène et cohérent. Enfin, la structure est composée de sous-structures articulées entre elles de façon diverses et il n’y a pas de raisons valables pour considérer que l’ensemble forme un bloc homogène.

Compte tenu qu’il n’y a pas un nombre limité a priori de combinaisons possibles entre éléments, plusieurs types de structures sont envisageables. Dans l’état actuel des connaissances, on décrit deux ou trois grands types d’organisation de la structure psychique. Pour notre part nous admettons au moins trois types de structures : structure névrotique, structure psychotique, structure intermédiaire. Pour chacune, les éléments constituants présentent des particularités (ils sont présents ou absents, plus ou moins investis, plus ou moins efficaces), leurs relations sont différentes (agonistes, antagonistes, tempérées ou pas). Ces types constituent des formes stables. Il se peut qu’on ait besoin d’en inventer d’autres dans l’avenir.

En pratique, l’élaboration de la structure est subordonnée à la clinique, car elle concerne un individu particulier. Pour éviter de préjuger de cet individu, il faut commencer par évaluer ses particularités avant de penser en termes généraux, ce qui signifie que l’induction doit toujours prévaloir sur la déduction. Si l’on procède à l’inverse, le risque d’erreur est évident. Considérant d’emblée, ou trop vite, le type d’organisation, on risque de forcer la clinique pour la faire rentrer dans le moule, ce qui conduit à des erreurs. La clinique est première et la théorisation ne doit venir qu’après une prudente élaboration théorique, respectant les nuances individuelles.

Cette synthèse constitue ce que Freud appelait la « boussole métapsychologique ». Cette boussole doit être suffisamment simple et légère pour pouvoir être sortie à tout moment, afin de se repérer utilement. Dans la pratique c’est un instrument à penser qui doit être mis en œuvre régulièrement afin de ne pas se perdre dans les méandres existentiels, ce qui ferait retomber dans la psychologie populaire.

4/ Le modèle et de son utilisation

Il est difficile de donner brièvement une idée du modèle utilisé, car il est assez complexe. Nous allons proposer dans ce paragraphe un bref résumé des notions généralement admises.

Le psychisme comporte des fonctions qui sont des processus actif aboutissant à des capacités. Ce sont le contrôle émotionnel, la fonction réalitaire (qui permet de distinguer réalité et imagination), les grandes fonctions cognitives et représentationnelles. En effet, le fonctionnement cognitif participe pleinement au psychisme. Il s’intègre aux « processus » que nous verrons après.

Les processus psychiques sont de trois types : le processus archaïque, primaire et secondaire. On peut dit que ce sont des modes de fonctionnement de l’appareil psychique comme l’écrivent Laplanche et Pontalis (Laplanche J. et Pontalis J.-B., Vocabulaire de psychanalyse, Paris, PUF, 1978). Il s’agit du traitement des affects et des représentations, concernant soi-même, l’environnement concret et social et surtout la vie relationnelle, étroitement lié à l’investissement pulsionnel. Il y a donc une mixité des processus.

Les constituants de base sont des composants présentant une unité même s’ils sont composés d’éléments multiples. On distingue les imagos, les structures fantasmatiques et l’objet qui est une imago investie liée à une structure fantasmatique dont la mise en jeu entraîne une satisfaction d’ordre libidinale ou narcissique.

Les instances  sont des systèmes complexes. On distingue le ça qui lie les pulsions à des schèmes relationnels. Le moi a une fonction de régulation et de contrôle. Son rôle principal est de gérer des exigences diverses et contradictoires : exigences pulsionnelles par rapport à celles de la réalité, rapports antagonistes des instances entre elles. À partir des identifications primaires, le soi se constitue. Il permet l’unification et l’individuation et finalement l’identité individuelle. En désignant le soi comme instance à part entière nous nous séparons de la conception classique. Le surmoi mémorise les interdits et les éléments identificatoires issus des parents et de la socioculture. C’est le support de la loi commune lorsque celle-ci a été intégrée, adoptée par la personne. On peut rassembler dans une même notion, le moi idéal, le soi idéal et l’idéal du moi, considérés comme formes voisines évolutives.

La dynamique décrit le jeu des forces en présence et les antagonismes des instances entre elles. La dynamique correspond au jeu des éléments que nous avons définis ci-dessus. Opposition, conflit, composition, mise en avant ou repli sont les modalités de cette dynamique. L’économique correspond au flux et à la force des investissements. L’économique est indispensable, mais c’est une conceptualisation qui reste assez floue car la notion « d’énergie psychique » demeure difficile à définir. C’est un concept quantitatif qui reste purement qualitatif, car aucune mesure n’en est possible.

En associant les divers types de fonctionnement, il est possible de retracer les mouvements psychodynamiques. Par exemple, on dira que le refoulement survient comme moyen de défense contre l’angoisse, lorsque tel événement, significatif pour le sujet, provoque une poussée pulsionnelle. Sur le plan dynamique, une même organisation psychique peut, selon le moment, avoir des modes de fonctionnement différents. Les circonstances de la vie peuvent rendre une instance efficace ou déficiente, ce qui provoque un dysfonctionnement d’ensemble du psychisme. On a ainsi une explication des conduites. Par exemple, si le moi est renforcé par un environnement cadrant, il peut endiguer certains schèmes relationnels du ça si bien que les conduites prendront, dans ce cas, une tournure mature et adaptée. Inversement si les circonstances le fragilisent (perte de repères), le moi perd de son efficacité et donc libère les autres instances. Autre exemple, si le soi subit un déficit massif (lors d’un échec considéré comme grave), il peut déstabiliser le moi et provoquer une régression. Ces déstabilisations sont appelées des « décompensations » lorsqu’elles sont aiguës, mais elles peuvent se chroniciser et provoquer des fonctionnements régressifs durables.

5/ La personnalité humaine

Psychisme et personnalité

Le modèle du psychisme est un système abstrait et simplifié qui a un effet heuristique considérable. Il permet d’expliquer très largement la clinique et de s’orienter dans la pratique thérapeutique. Le psychiatre et psychanalyste Jean Bergeret, à partir de 1970, a œuvré pour que l’on attache les termes de névrose et psychose, ni aux symptômes, ni aux traits de caractère, ni à une quelconque maladie, mais à l’organisation psychique.

Comment juger des caractéristiques du psychisme individuel ? En évaluant chaque fonction et système à partir de la clinique. Les fonctions sont-elles efficaces, évoluées et coordonnées entre elles ? Les instances sont-elles archaïques ou bien élaborées ? Quel est l’équilibre pulsionnel au sein du ça ? Il faut aussi juger de la capacité régulatrice du moi, du caractère des structures fantasmatiques et de l’objet. La dynamique est-elle conflictuelle, y a t-il un déséquilibre d’investissement, les mécanismes de défenses sont-ils archaïques ou élaborés ? Ainsi, différents types de modèles peuvent être distingués.

La forme stable de cette organisation psychique correspond à ce qui est parfois nommé la « personnalité » de l’individu car on considère que les traits psychologiques sont des manières durables d’interagir avec l’environnement relationnel et social et qu’ils diffèrent selon les individus.

Le modèle traditionnel du psychisme met en jeu un ensemble de fonctions, d’instances, d’imagos et de mécanismes complexes. L’image du cristal employée par Freud (1932) est intéressante pour situer l’idée de structure. Elle sous-entend une organisation géométrique stable. Cette analogie introduit cependant un aspect critiquable : celle de formes fixes, rigides et bien individualisables, en nombre limité. Il existe des arguments sérieux en faveur d’une vision plus souple.

D’abord, la clinique offre souvent des tableaux nuancés, si bien que les structures que l’on construit à partir des cas cliniques ne correspondent pas toujours à une forme bien précise. Ensuite, le psychisme s’édifie progressivement et donc le modèle qui prétend en rendre compte doit être évolutif. Lors de la psychogenèse, les éléments constitutifs du psychisme ne se développent pas à la même vitesse et de la même manière, si bien qu’au terme de l’évolution, on n’a pas un ensemble absolument homogène et cohérent. Enfin, la structure est composée de sous-structures articulées entre elles de façon diverse et il n’y a pas de raisons valables pour considérer que l’ensemble forme un bloc homogène.

Une évaluation du type de personnalité

Étant donné qu’il n’y a pas un nombre limité a priori de combinaisons possibles entre éléments, plusieurs types de structurations (organisations psychiques) sont envisageables. Dans l’état actuel des connaissances, on décrit trois grands types d’organisation de la structure psychique : structure névrotique, structure psychotique, structure intermédiaire (à dominante narcissique ou à dominante perverse). Pour chacune, les éléments constituants présentent des particularités (ils sont présents ou absents, plus ou moins investis, plus ou moins efficaces), leurs relations sont différentes (agonistes, antagonistes, tempérées ou pas). Ces types de structures constituent des formes stables et identifiables par l’approche clinique.

Comment juger des caractéristiques du psychisme individuel ? Il faut évaluer chaque fonction et système à partir de la clinique en posant une série de questions. Les fonctions sont-elles efficaces, évoluées et coordonnées entre elles ? Les instances sont-elles archaïques ou bien élaborées ? Quel est l’équilibre pulsionnel au sein du ça ? Il faut aussi juger de la capacité régulatrice du moi, du caractère des structures fantasmatiques et de l’objet. La dynamique est-elle conflictuelle, y a-t-il un déséquilibre dans les investissements plusoinnels, les mécanismes de défenses sont-ils simpliste ou adaptés ? Ainsi, différents types peuvent être distingués. Les aspects nettement pathologiques du caractère sont dus soit à une forme peu élaborée (archaïque) du fonctionnement psychique soit à un déséquilibre pulsionnel. Quant aux crises bruyantes avec recrudescence symptomatique, elles s’expliquent par une déstabilisation brutale de l’équilibre psychique. L’équilibre qui permettait une adaptation des conduites, se rompt et des symptômes évidents et gênants apparaissent.

Conclusion

Avec le modèle du psychisme, nous avons un outil extraordinairement précieux qui donne une intelligibilité aux conduites et qui permet également de différencier divers types de personnalités humaines. Ce modèle est imparfait et sujet à des révisions régulières suite à l’avancée des connaissances théoriques et cliniques.

 

Bibliographie :

Juignet P., Manuel de psychopathologie générale, Grenoble, PUG, 2015.
Juignet P., Manuel de psychothérapie et de psychopathologie clinique, Grenoble, PUG, 2016.

 


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