Rationalité

Le qualificatif rationnel concerne la pensée, qui peut prendre différentes formes dont la plupart ne sont pas rationnelles. La rationalité est difficile à définir, car elle procède d’un équilibre et demande plusieurs aspects complémentaires :

  • Elle demande des concepts clairement définis associés dans un enchainement démonstratif, c’est-à-dire dont l’aboutissement est nécessaire si l’on applique des règles de logique.
  •  Il faut que les concepts sur lesquels porte le raisonnement soient réalistes, cohérents et adaptés à la situation (et non fantaisistes, métaphysiques ou absurdes).

La rationalité sous-entend un accord possible par le raisonnement et non par une adhésion croyante ou un refus immotivé.

Savoir

Le savoir est le corpus des notions admises et transmises. Il représente le monde d’une certaine manière et façonne la relation entre l’individu et le monde. Il demande un apprentissage et il se cumule au fil des générations, constituant ainsi la culture. Il existe des savoirs de qualités bien différentes. On ne peut attendre la même chose d’un savoir philosophique, d’un savoir idéologique, d’un savoir scientifique ou encore d’un savoir-faire pratique. La qualité des savoirs est variable et elle peut être parfois mauvaise.


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Connaissance

Il est intéressant de distinguer la connaissance, processus actif de production, de son résultat, le savoir lui-même. La connaissance est un rapport actif au monde qui vise à s’en faire une représentation et à l’expliquer. Elle mélange l’expérience, l’action et la réflexion. Elle demande du temps, celui du déroulement de l’action cognitive. Il y a divers types de connaissances plus ou moins efficaces et réalistes.


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Scolastique

La scolastique est une doctrine cherchant à concilier la raison et la foi chrétienne, qui a été enseignée du IXe au XVIIe siècle. Sur le plan de la méthode, c’est un savoir sans appui empirique, fondé sur l’érudition et l’autorité des auteurs. Il se fonde sur la lecture des textes, leur interrogation et le débat public. Elle s’est centrée vers le XVIe siècle sur la synthèse entre la philosophie d’Aristote et le christianisme.

Opérationnalisme

L’opérationnalisme est une tentative de reconstruction de la science qui a été lancée par le physicien américain Percy William Bridgman dans Logique de la physique moderne (1927) et Nature de la théorie physique (1936). Le principe général consiste à définir les concepts par les opérations pratiques auxquels ils renvoient, et par rien d’autre. L’ensemble de la pratique expérimental et de la théorie qui l’explique devrait se clore sur lui-même.

Socle épistémique

Par socle épistémique on désigne les grands principes qui soutiennent une discipline scientifique. Il associe la conception ontologique qui la guide, le référent et l’objet de la science considérée, la gnoséologie (la manière de connaître, les modèles théoriques), la pragmatique (la méthode pratique, les techniques), et enfin le récit philosophique d’ensemble qui en découle. Cet ensemble de traits philosophiques, épistémologiques et ontologiques sont caractéristiques d’une connaissance scientifique et il permet de la décrire précisément.


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Matière

Au sens ordinaire, « matière » est la catégorie sous laquelle on range ce qui constitue les choses (le bois, l’acier, le marbre, etc.). Par extension, la physique considère au niveau macroscopique quatre états de la matière : solide, liquide, gazeux, plasmatique. Du point de vue ontologique (de l’être) la matière est une substance présentant des caractéristiques stables (elle est « étendue » pour Descartes, « dynamique » pour Diderot, etc.). Il parait préférable d’employer les termes de composants et de systèmes physiques, lorsque l’on veut désigner de dont s’occupent les physiciens, et celui de matériau lorsque l’on veut désigner ce qui compose les objets, ce qui éviterait de supposer une substance improbable.


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