Matérialisme

Le matérialisme, dans le cadre d’une philosophie de la connaissance conjugue généralement quatre significations complémentaires : réalisme, rationalisme, empirisme et substantialisme. Le cœur du matérialisme tient dans l’affirmation d’une substance unique ou fondatrice, la matière. Affirmer qu’il y a un seul constituant du réel qui serait homogène et perdurant est une option métaphysique scientifiquement infondée.  Au vu de la science actuelle, ce qui se dessine comme pouvant être connu n’est pas la substance.

 


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Réductionnisme

Le réductionnisme concerne la manière de connaître (enjeu épistémologique) et ce qui existe dans le monde (enjeu ontologique). Selon la doctrine réductionnisme, la bonne manière de connaître est analytique. Il convient de décomposer le problème autant que possible et cette décomposition permettra l’explication. Il s’y associe un présupposé ontologique : le complexe peut se ramener au simple qui constitue le réel, ce qui existe vraiment et fondamentalement. En général ce fondement supposé est la substance matérielle.


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Induction

Dans le cadre de la théorie de la connaissance l’induction est soit une inférence logique, soit un procédé épistémologique. Sur le plan logique, c’est le raisonnement par lequel on affirme d’une classe ce qui a été établi pour chaque élément de cette classe. Il en existe différentes formes discutables. Sur le plan épistémologique c’est l’ensemble des opérations qui font passer du particulier au général et de la pratique à la théorie (des observations et expérimentations vers une modélisation ou une théorisation).


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Objet de science

L’objet d’une science voit le jour lorsque le référent premier s’est suffisamment élaboré grâce à l’avancée des recherches pour que se définisse un champ factuel cohérent, une méthode pratique adaptée  et une théorie rationnelle. Le tout renvoie ou pas à un niveau partie du réel selon la science concernée. Une fois constitué, l’ensemble fait paradigme et différentes recherches peuvent être menées dans des champs spécifiques.


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Référent

Toute recherche d’inspiration scientifique débute par la désignation d’un référent. Nous nommons ainsi la partie de la réalité qu’elle désigne de manière inaugurale et la manière dont elle va s’y intéresser. Ce référent est constitué à la fois par un aspect de la réalité (des faits) mais aussi amorce la manière théorique et pratique de l’aborder. Le référent est le préalable à la constitution d’un objet de science.


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Sujet

La notion de sujet est difficile à cerner. Elle combine l’idée de personne et d’activité intellectuelle, l’individualité exprimée par le « Je » et l’idée d’une substance perdurante de nature spirituelle. Le sujet serait différent et extérieur au monde (qu’il observe et qu’il pense), il serait le point de source de la connaissance et la cause première de la volonté et de l’action. Parfois écrit avec un S majuscule, le mot valorise l’être de l’homme. Cette notion confuse est porteuse d’illusion.


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Nature

Selon un premier sens, le mot nature désigne l’environnement et son maintient selon des processus autonomes, avant qu’il ne soit modifié par l’homme. Le sens philosophique est plus problématique. Dans ce cas, la nature désigne la partie du monde qui ne serait pas symbolique (idéelle, culturelle, spirituelle). Ou bien encore, selon le courant naturaliste, il s’agit de l’ensemble du monde, mais alors il est contradictoire de qualifier le monde de naturel (le monde par définition est tout et se suffit à lui-même). Le terme de nature est ambigu.


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